Le milieu scolaire

Transition du cycle d’orientation au secondaire || – L’exemple du collège Claparède et de l’école de culture générale Jean-Piaget

Rappelez-vous lorsque vous êtes passés du cycle d’orientation au secondaire II? Comment aviez-vous vécu ce passage demandant dans certains cas, un déplacement conséquent vers “un nouveau quartier” d’étude ? Comment vous y êtes-vous adaptés ? Certains diront que cette transition était une bonne expérience vers l’autonomie. Mais comment les jeunes vivent-ils aujourd’hui ce passage subissant parfois des pressions de la société ou encore de la part de leur entourage ? 

Cet article illustre l’exemple du vécu de la transition de 13 étudiants et étudiantes vivant hors de la commune de Chêne-Bougeries, mais fréquentant les deux établissements scolaires du collège de Claparède et de l’École de culture générale de Jean-Piaget. Pour cela, nous avons dressé des portraits descriptifs des deux lieux scolaires en lien avec nos observations et les témoignages des étudiants. Nous les avons interrogés sur les perceptions de leur quartier d’habitation, du “nouveau quartier d’étude”, des trajets scolaires ainsi que sur leur expérience en lien avec le passage à la nouvelle école. Finalement, nous parlerons des deux logiques distinctes des écoles en tenant compte du contexte genevois. 

Collège de Claparède – La voie royale entre efforts et entraide

Aujourd’hui, nous nous déplaçons au collège de Claparède situé sur la commune de Chêne-Bougeries. Notre déplacement se fait en bus depuis la gare Cornavin. Une vingtaine de minutes plus tard, nous arrivons au collège. Nous descendons une pente située à côté de l’arrêt de bus qui nous conduit directement vers l’école. Nous sommes surprises de voir un établissement au milieu de ce qui semble être une forêt. Cette bâtisse faite de béton nous paraît très froide, vue de l’extérieur. Il faut dire que le temps maussade du jour n’aide pas à rendre cet endroit chaleureux.

Devant l’entrée, plusieurs groupes de jeunes sont réunis, rigolent et fument des clopes. Nous avons rendez-vous dans la cafétéria. Celle-ci se situe juste à l’entrée principale du collège. En poussant la porte, nous entendons du bruit et de la musique. Nous découvrons alors une bande de jeunes jouant de la musique devant une vingtaine de personnes. Un sourire se dessine sur chacun de nos visages. Quel accueil chaleureux ! Nous découvrirons par la suite que le concert de jazz auquel nous avons assisté a été organisé par des élèves participant à l’option musique.

Au premier abord, cette école nous donne l’impression d’être très dynamique et chaleureuse. La représentation terminée et le monde parti, nous repérons au loin les étudiants avec qui nous avons rendez-vous. Ils nous reconnaissent également et nous font signe de les rejoindre. Après quelques présentations, nous nous dirigeons vers la cour extérieure afin que l’entretien puisse être plus intime. 

“L’ambiance est cool à Clap.”

Adrien, étudiant en première année

Que ce soit un petit village ça fait qu’avec mes amis on sortait souvent sur les places qu’il y avait. J’aime trop où j’habite, je suis trop attachée à là-bas”.

Sindy, étudiante en troisième année

Parmi les six étudiants que nous rencontrons, 4 d’entre eux habitent un petit village de Genève et parmi eux une fille vient d’un village de France. Les deux autres viennent de la commune de Thônex ainsi que de Veyrier. Certains se sentent attachés à leur quartier et village grâce aux relations qu’ils y ont tissées “Que ce soit un petit village ça fait qu’avec mes amis on sortait souvent sur les places qu’il y avait. J’aime trop où j’habite, je suis trop attachée à là-bas”. Pour d’autres, les sociabilités, les commerces ainsi que les espaces verts présents dans leur lieu d’habitation sont source de leur attachement. “C’est assez cool parce que c’est assez calme. Il y a beaucoup plus d’espace”.

Afin de se rendre au collège, les étudiants doivent tous se déplacer. Pour la plupart des étudiants rencontrés, le passage du cycle d’orientation au secondaire || a engendré un changement dans leurs déplacements physiques. Effectivement, si avant l’école se situait à quelques pas de leurs habitations, ils doivent désormais faire plusieurs minutes de trajet par jour.

Pour les étudiants se déplaçant en transports publics, les trajets sont définis comme longs et pénibles. “En fait, c’est plus long, car quand je reviens du Clap il y a souvent des bouchons et on prend vraiment beaucoup de temps”.

Pour les jeunes se déplaçant en transports privés ou à l’aide de leurs deux jambes, les trajets ne semblent pas être compliqués.

“Moi, ça ne me dérange pas plus que ça. J’aime bien marcher parce que ça me permet de penser à autre chose”.

Adrien, étudiant en première année

Nous pouvons conclure que c’est la prise des transports publics et de la confusion qu’elle engendre qui est plus dure à vivre que le fait de se trouver loin de son école.

“Moi ce qui m’a choqué c’est qu’on a vraiment plus de travail. Quand on rentre chez nous, en tout cas moi je suis éclaté. Je fais même une sieste des fois”

Ludovic, étudiant en première année

Pour clôturer notre entretien, nous abordons l’expérience de la transition et de la vision que les élèves ont de leur collège. Le passage du cycle d’orientation au secondaire || a été vécu comme une ouverture vers l’autonomie et la liberté pour l’ensemble des étudiants interrogés. Je pense qu’on a plus de liberté par rapport aux autres écoles. A midi on peut faire ce qu’on veut par exemple, alors qu’au cycle on devait rester dans une zone”. En termes de scolarité, la charge de travail supplémentaire et la pression ressentie sont également deux sujets largement partagés par les étudiants rencontrés.

Pour Sindy, étudiante en troisième année habitant en France, le changement a été très difficile. “Personnellement la première année était très dure. La façon d’enseigner n’avait plus rien à voir. Le fait qu’en France j’étais une bonne élève j’avais des super résultats là je me suis un peu écrasée.”

Malgré leurs difficultés, les étudiants ont l’air de se soutenir entre eux. Nous ne sentons pas de compétition ni de rabaissement entre camarades. Sindy confirme cela en nous partageant son avis.

On est là pour s’appuyer. Y’en a toujours 1-2 qui sera super content de montrer qu’il a réussi, mais entre nous on est corrects, on s’aide, on s’échange des résumés et je pense que c’est important”.

Sindy, étudiante en troisième année

Concernant la vision des étudiants de leur collège, nous ressentons qu’il y a une vraie vie d’école. Nous découvrons l’existence des “journées à thèmes” et du “Clapméléon”, des évènements qui semblent réjouir les étudiants avec lesquels nous nous entretenons. Ils semblent avoir besoin de s’identifier à l’école par ces divers évènements.

“Quand ils ont fait le Clapéro ici, c’était vraiment bien, parce que tu sens que t’es à Claparède”

Emilie, étudiante en première année

Cette ambiance présente à l’école est importante pour les élèves. Cela fait partie des motivations qui font que Sindy se lève le matin. Elle nous explique. Moi je sais que si le matin je me dis je vais à l’école que pour l’école ça va pas. Des fois ça fait du bien de se dire voilà en juin y’a deux trois dates sympathiques”.

Ecole de culture générale Jean-Piaget – La voie par défaut entre dévalorisation et individualisme

Lors de notre première venue à l’école de culture générale, les lieux nous ont paru froids, maussades et sans vie. L’extérieur est dans les tons gris et nous pouvons lire, ancré dans le béton, “École de culture générale Jean Piaget”. L’ambiance nous paraît plombante. Lors de la pause de midi, nous observons des jeunes affalés sur leur table avec des écouteurs. Quelques personnes se trouvent seules dans les coins de la cafétéria. Nous observons également divers petits groupes d’amis qui partagent leur repas ensemble. Selon les recoins de l’établissement, il y a très peu de bruit et d’agitation.

Les étudiantes que nous interviewons sont originaires de Lancy, Carouge, Chêne-Bourg et Chêne-Bougeries. Pour elles, leur quartier d’habitation c’est la sociabilité notamment pour l’une d’entre elles qui est originaire d’Albanie. En effet, elle nous confie: “Je peux compter sur mes voisins, on se connaît tous, on se croise tout le temps dans les couloirs”. Une autre jeune nous explique aussi qu’elle peut compter sur ses voisins en cas de problème. 

À l’inverse, nous avons une autre jeune qui aime son quartier grâce à la présence de sa grand-mère, mais qui exprime son envie de partir.

« Dès que je peux, je pars du quartier. Moi j’ai envie de partir de Genève et aller voir ailleurs. »

Léa, étudiante en première année

Concernant l’appartenance au quartier d’habitation, une jeune nous répond : “Déjà y a ma bande de potes, on habite tous au même endroit et après voilà tout le monde se connaît”. On peut voir qu’à travers ces témoignages, il y a une certaine appartenance au quartier d’habitation, mais aussi une envie d’émancipation. 

Quant aux trajets scolaires, ils s’effectuent pour la plupart des filles à pied ou en tram. Une des filles, nous exprime son mécontentement avec le trajet fait en bus : « Ça me soule déjà de me lever tôt le matin et je dois prendre le bus d’avant parce que si je prends celui d’après qui arrive à l’heure, il est trop rempli et je n’arrive pas à entrer dedans. Celui que je prends fait que j’arrive 20 minutes avant. » Nous constatons que la durée des trajets en transports publics pour ces jeunes filles est d’environ une trentaine de minutes et qu’ils sont mal vécus. 

Concernant le quartier d’études, les amitiés ont été parfois séparées. Chaque personne a fait son chemin et toutes n’allaient pas forcément dans la même école. Lucie témoigne : « Bah dans la classe on est potes avec des personnes, mais pas en dehors. ». Nous imaginons par-là que les amitiés se sont déjà faites en dehors de l’établissement scolaire. Les jeunes se sont rencontrés plutôt en primaire, au cycle ou dans leur quartier d’habitation.

Une concurrence entre école de culture générale et collège semble présente selon nous. Nous posons alors la question aux filles afin d’obtenir une réponse adéquate. Julie est sûre d’elle quant à la représentation qu’ont les autres personnes sur l’ECG : « Quand tu dis que tu es à l’ECG, les gens font ahhh mais je suis désolé pour toi. » De plus, nous avons également constaté une dévalorisation ressentie de la part de ces jeunes concernant leur lieu d’études. Nous observons alors une forte pression de la part des parents à effectuer des études plutôt au collège qu’à l’ECG. La plupart des personnes interviewées ne sont pas à l’école de culture générale par choix, mais par défaut.

Moi ma mère était déçue que je n’aille pas au collège

Claire, étudiante en deuxième année

Les repas de midi se font en général à la cafette de l’école. « Si on rentre, on a que 10 minutes chez nous. ». Le temps pour dîner nous paraît alors très court. Toutes restent sur place afin de pouvoir manger tranquillement et ne pas devoir se stresser. La Migros est également un lieu où les étudiants se rendent pour y acheter leur repas. Le prix des aliments est acceptable à la cafétéria de l’ECG sauf les petites sucreries qui coûtent cher selon les étudiantes.

Nous finalisons cet entretien par des questions concernant une vie à l’école et « qu’est-ce que je changerais si j’avais une baguette magique ? ».

Les réponses sont multiples : « Changer la déco pour que ce soit un peu plus moderne, la luminosité est horrible, ça plombe. Avoir une bonne entente, avoir plus de gens et plus de mélange, là il y a trop de petits groupes et ça aide pas si on veut être plus soudés. » À travers leurs discours, nous ressentons une forte demande de changement. 

“Il y a plein de gens ici qui tirent vers le bas.”

Sara, étudiante en deuxième année

L’expérience de la transition entre le cycle et l’ECG a été mal vécue pour Julie. Elle avait beaucoup d’appréhension et certaines personnes lui ont dit que c’était la pire chose qui pouvait lui arriver. Julie n’a pas pu choisir son école, elle a raté un examen et s’est donc retrouvée à l’école de culture générale de Jean Piaget. Elle nous confie qu’elle garde un mauvais souvenir de la rentrée, car l’ambiance était bizarre pour elle. Contrairement aux autres filles, Lucie a fait son propre choix, depuis longtemps elle souhaitait faire ses études à l’ECG. La transition de Déborah l’a fait grandir et elle y a pris du plaisir en allant au gymnase. A contrario, lorsqu’elle a dû venir à l’ECG c’était plus difficile pour elle.






























« On est plus libres ici,
mais livrées à nous-mêmes. »

Deux logiques distinctes dans un contexte genevois

En analysant les résultats de notre enquête, nous avons pu découvrir l’existence de deux logiques d’école distinctes. Celles-ci s’implantent dans un contexte genevois bien spécifique. 

Après l’école obligatoire, plusieurs possibilités de continuation de parcours s’offrent aux étudiants. Soit le parcours de formation est poursuivi dans le secondaire ll (collège, école de commerce, école de culture générale), soit le parcours se poursuit sur la voie d’apprentissage avec la possibilité d’obtention d’un certificat. La proportion de jeunes se dirigeant vers le secondaire II en vue d’entrer à l’université est particulièrement importante dans le canton genevois. La tendance poussant les jeunes à envisager plutôt une carrière académique se voit encore davantage renforcée dans le contexte de l’hypermodernité et du marché du travail actuel. En effet, celui-ci exige de plus en plus de hautes qualifications de la part des futurs employés. Cette augmentation des exigences en termes de qualifications va donc de pair avec une pression accrue sur les individus en matière de réussite scolaire. Dans ce sens, la voie académique est d’autant plus attrayante en vue des salaires plus élevés et devient donc socialement plus valorisée par la société.

Par notre enquête, nous avons pu constater qu’au sein même du secondaire II, une séparation semble s’opérer. Les élèves que nous avons interrogés identifient une frontière entre le collège et l’école de culture générale. Ainsi, le collège est perçu comme la voie royale et la majorité des élèves s’y sentent bien alors que l’école de culture générale est vécue comme un échec et les élèves semblent en souffrir. Une étudiante de l’école de culture générale nous porte un discours imageant très bien cela.

“Les gens qui sont au collège ils sont un peu (montre avec sa main un niveau supérieur) et puis nous on est ici (montre le niveau inférieur)”. 

Lea, étudiante à l’école de culture générale Jean-Piaget

Pour expliquer cette différence notable, nous avons pu faire ces quelques observations. Au collège Claparède, les étudiants ont majoritairement choisi leur parcours scolaire au contraire de ceux rencontrés à l’ECG, cette voie étant une des dernières options à leurs yeux. Du côté scolaire, bien que les élèves du collège ressentent une augmentation de la charge de travail ainsi que, pour certains, une plus grande pression quant à la réussite scolaire, les élèves se sentent bien dans leur école.

À l’ECG, nous avons un discours totalement inverse. Les étudiants nous disent subir leurs études. Ils souffrent de la dévalorisation de l’école de culture générale de la part de leur entourage. Ces élèves ne parviennent également pas à s’identifier à leur projet d’études.

Concernant les états d’être des étudiants que nous avons rencontrés, nous pouvons identifier chez les jeunes du collège un sentiment de bien-être général. L’entraide entre les pairs, les évènements festifs créant un sentiment d’appartenance, mais aussi l’image positive véhiculée par le collège pousse un élève à nous partager cette phrase

“C’est vraiment genre le collège cool de la ville de Genève”.

Ludovic, étudiant au collège Claparède

On peut voir que l’espace informel c’est-à-dire “ce lieu dans lequel on se transmet, à son su ou insu, des représentations, des pratiques, auxquelles on confère du sens” (Maurin 2010), sont fortement investis par les élèves. Les “Clapéros”, les “Clapméléons”, mais aussi les journées à thèmes représentent ces espaces “ d’une tradition culturelle qui se transmet entre pairs et de génération en génération” (Maurin 2012).

À l’école de culture générale, nous découvrons, à l’inverse, un faible sentiment d’appartenance des étudiants à leur école ce qui influence les interactions entre ceux-ci. En effet, ils sont souvent en petits groupes en fonction des amitiés qui ont précédé l’entrée à l’ECG. Une étudiante nous partage un discours de l’ambiance régnant entre les pairs.

“Si tu veux réussir c’est à toi de te démerder“.

Lucie, étudiante à l’école de culture générale

Nous pouvons donc constater qu’à l’ECG les élèves ont un lien plus fonctionnel avec leur établissement scolaire, ils y vont le matin, restent le temps de la pause et partent directement après la fin de cours. Les espaces communs comme la cafétéria sont peu investis sauf à la pause de midi, ils sont souvent laissés sales.

Concernant les trajets scolaires, ils sont vécus comme des possibilités d’exploration et décrits comme donnant plus d’autonomie par les étudiants du collège de Claparède. “Les espaces-temps de la mobilité sont des lieux de sociabilité où ils recréent une ambiance familière, voire familiale.”, cette citation de Vincent Kaufmann (2016) nous montre l’importance de ces moments. Certains élèves nous disent fièrement faire leurs trajets seuls et se rendre parfois en ville après les cours pour rencontrer leurs amis. Pour les étudiants de l’ECG, les trajets sont vécus comme étant pénibles et longs, peu étonnant alors de constater que ces élèves restent majoritairement attachés “à [leur] lieu de vie et aux éléments le constituant – réseaux et familiaux, activités, etc. – qui [garanti] la stabilité de [leur] identité” (Kaufmann 2016). 

Finalement, l’enquête menée nous permet de constater que les élèves de l’École de culture générale vivent de manière générale difficilement le passage au secondaire II a contrario des élèves du collège. Les étudiants de l’ECG doivent souvent faire face au sentiment de déclassement ou d’échec qui leur est renvoyé par leur entourage et par le système scolaire valorisant avant tout la voie du collège. Ainsi les besoins ressortant du récit des élèves de l’ECG sont identifiés comme étant : le soutien scolaire, la création d’espaces informels pour les étudiants et plus généralement l’instauration d’une dynamique d’école motivante et positive. 


Au terme de cette enquête et au vu des éléments exposés ci-dessous, nous pouvons affirmer l’existence d’une séparation entre l’école de culture générale et le collège. Ces écoles faisant toutes deux parties de l’enseignement du secondaire II, affectent les élèves d’une part dans la manière dont ils vivent la transition vers le secondaire || et d’autre part, dans les logiques d’actions déployées dans leurs écoles. Pour les membres de notre groupe ayant toutes étudiées dans un autre canton, nous sommes frappées par cette frontière. Cette séparation ne semble pas être présente ou du moins, l’école de culture générale n’est nullement dévalorisée vis-à-vis du collège dans nos cantons respectifs (Vaud et Valais).

Bibliographie 

Maurin, A. (2010). Un espace potentiel au collège: Les espaces et les temps informels, lieux et moments adolescents. Agora débats/jeunesses, 55(2), 83-94.

Vincent-Geslin, S., Ravalet, E. & Kaufmann, V. (2016). Des liens aux lieux : l’appropriation des lieux dans les grandes mobilités de travail. Espaces et sociétés, 164-165(1), 179-194.

Réalisation

Mathilde Comte (HES-SO Sierre) – Jutbina Dozhlani (EESP Lausanne) – Dara Kalbermatter (EESP Lausanne) – Nicolina Tutic (HES-SO Sierre)

Laisser un commentaire

*

code